• The Hateful Eight

    Après deux grands succès comme Inglorious Basterds et Django Unchained, les espérances sont hautes pour le nouveau Tarantino : The Hateful Eight. Cette fois-ci, nous nous retrouvons après la guerre de Sécession, John Ruth, interprété par Kurt Russell fait route vers Red Rock avec sa prisonnière Daisy Domergue alias Jennifer Jason Leigh mais une tempête fait fureur, il doit alors accueillir Marquis Warren, joué par Samuel.L. Jackson  et s'abriter pendant quelques jours dans un refuge regroupant des hommes. Trahisons et révélations s'en suivent... 

    The Hateful Eight

    [La suite pourrait contenir des spoilers]

     

    Quentin Tarantino est un réalisateur génie, on le savait depuis longtemps puisque ses deux premiers films s'intitulent Reservoir Dogs et Pulp Fiction, aujourd'hui des classiques du cinéma américain. Et bien The Hateful Eight, ou bien les 8 Salopards est plus une déception qu'une surprise. Evidemment, on retrouve des codes propres à cet homme, que ce soit dans les acteurs récurrents d'anciens films, des références, une manière unique de filmer... Et surtout un film divisé par chapitres, on prend bien évidemment plaisir à retrouver cette présentation culte, mais il faudrait penser à respecter les différentes parties. En effet, le film dure 2h40 et est composé de 6 chapitres. Il faut attendre la moitié du 3 eme chapitre, c'est à dire 1h30 avant d'être enfin captivé, c'est le plus gros défaut des 8 Salopards. Sincèrement, quand on pense qu'ils mettent 1h30 à présenter le contexte et les bases, on a d'abord peur pour la suite, peur qu'il ne se passe rien. Il faut avouer que la suite est Tarentinesque, les deux derniers chapitres sont excellents. Cette histoire de gang, d'empoisonnement est passionnante, on est presque soulagé de nous retrouver dans cette sphère dans laquelle il aime tant nous plonger.

    The Hateful Eight

    La musique accompagnant le film a été réalisée par Ennio Morricone, l'excellent compositeur Western, il a d'ailleurs gagné l'oscar de la meilleure musique de film cette année. On doit avouer qu'elle elle est presque lunatique, elle peut nous bercer, mais également nous intriguer. Nous sommes après la guerre de Sécession, dans des montagnes enneigées, et pourtant, on a l'impression que nous sommes dans un Western ensoleillé. Les performances d'acteurs sont exceptionnels, Kurt Russell est déchaîné, il détruit même en improvisation une guitare datant des années 1850. Samuel.L Jackson prend une place majeure du film alors qu'il est d'abord annoncé comme étant un personnage secondaire, j'ai donc été assez perturbé de le voir vivre jusqu'à la toute fin. En parlant d'ending, le climax est tout simplement merveilleux, ce retournement de situation lorsqu'il se fait tirer dessus est prodigieux, on est alors porté par la prestation de Jennifer Jason Leigh qui est tout simplement divine. 

    The Hateful Eight

    N'oublions pas de parler du format filmique oublié qu'a employé Tarantino pour ce film : le 77mm, pour ceux qui prennent cela à la légère, son dernier emploi date de 1966. La définition est 3, voire 4 fois meilleure que le classique 35mm. Des scintillements apportent cet effet "vieillot", et les paysages ont enfin une valeur gigantesque, on y voit les détails qu'on ne pouvait pas voir en format numérique. D'une manière plus grotesque, c'est l'équivalent d'une photo de couverture Facebook ou bien une bannière Twitter...

    The Hateful Eight

    14/20 Le film est tout de même une déception, on ne peut pas qualifier un film tant attendu de parfait alors que la moitié est ennuyante... Les prestations, la bande-originale et la mise en scène sont des points forts tarentinesque des 8 Salopards.


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