• Certaines sagas sont devenues mondialement connues, c'est le cas pour l'Age de Glace, et c'est le 5eme opus qui est diffusé en salles actuellement. Mike Thurmeier est de retour à la réalisation après les deux opus précédents, notons qu'il a fait l'animation du film Fight Club en 1999... Probablement le dernier épisode de cette franchise, l'Age de Glace : Les Lois de l'Univers est un succès qui clôt à merveille les aventures de nos adorables mammifères. 

    Scrat est à l'origine de la création d'un astéroïde allant tout droit sur Terre. Manny, Diego, Sid & Co doivent alors sauver le monde...

    [La suite ne contient pas de spoilers]

     

    L'Age de Glace : Les Lois de l'Univers est une belle clôture à cette franchise mondiale. Après quatre films, on pourrait penser que ce dernier est en trop et qu'il n'apporte rien de nouveau... Et pourtant, il fait parti des meilleurs films de la saga. En effet, on a un certain renouveau presque révolutionnaire dans l'univers des films d'animation. Normalement, le scénario est prédominant au reste, c'est à dire aux personnages, aux comédies, aux dialogues...etc. L'histoire fixe un moyen de faire vivre les personnages. Et bien ici, le scénario est inscrit en arrière plan, et il pourrait même être contingent. C'est à dire que l'humour, les dialogues, et les personnages sont privilégiés à l'histoire, qui joue véritablement un rôle de bonus.

    Dans un premier temps, on retrouve une animation fantastique comme dans les épisodes précédents. La force des couleurs est néanmoins omniprésent dans celui-ci, notamment à travers la présence de l'espace, des planètes, des étoiles... Mais surtout grâce aux cristaux qu'on retrouve dans le film à partir des météorites. Le récit est alors bien rythmé et nous restons face à l'écran afin d'admirer toutes les scènes.

    Le film est littéralement hilarant, tout les dialogues sont bien pensés et le comique rend le film presque accessible à tous et surtout impossible de ne pas l'apprécier un minimum! La belette du 3e épisode est de retour, Buck est simplement LE personnage du film. Cet opus est probablement plus intelligent que les précédents car la science est respectée un minimum, c'est ce qu'on voit à travers le personnage de Buck. Scrat est également d'un burlesque habituel qu'on prend plaisir à regarder.

    Le scénario, après la trame principale de sauver le monde, est portée sur un thème important : la famille. En effet, la fille de Manny va se marier et les relations entre son beau-fils et sa famille sont exploitées. N'oublions pas Sid qui est à la recherche du grand-amour et de Diego qui envisage d'avoir des enfants.

     

    En bref, L'Age de Glace : Les Lois de l'Univers est un must-see de l'animation, installez-vous correctement pour 1h30 de rire. 

     

     

     


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  • Réalisé par Jean-Marc Vallée, Demolition est une comédie dramatique sortie récemment. 

    Un homme perd sa femme et tente d'élucider le mystère du manque d'émotions qui en découle. Il va alors découvrir une passion pour la destruction et une liaison ambiguë avec une mère célibataire.

    Demolition

    [La suite ne contient pas de spoilers]

    Demolition est un beau mélange entre comédie dramatique et romance. Tout repose sur cet homme ayant perdu sa femme, cet homme ne sachant pas déchiffrer son manque d'émotions, et le film entier est basé sur cette enquête enfouie à travers les différentes intrigues. Jake Gyllenhaal est fantastique, depuis ses premiers films, et ce bond en avant suite aux différents succès commerciaux cinématographiques est merveilleux pour lui. 

    Demolition

    Le récit est alors agréable à suivre et est mouvementé malgré le manque d'actions qu'on pourrait attendre de celui-ci. La trame principale repose sur son évolution dans la vie de tout les jours après la mort de sa femme, et notamment à partir de la relation qu'il entretient avec Karen Moreno et son fils. Ses deux personnages sont d'ailleurs très intéressants même s'il aurait été plus judicieux d'accorder un peu moins de mystère et plus d'informations sur Karen. Son fils, quant à lui, est traité de manière originale puisqu'il incarne le seul ami de Jake malgré ses 15 ans. La question de l'orientation sexuelle est évoquée et les relations avec la famille de sa femme décédée est également omniprésente. 

    Demolition

    La bande-son accompagne parfaitement le récit à travers du Aznavour ou des mélodies au piano ou encore du rock mouvementé. Les plans sont intelligents, surtout au départ après la mort de sa femme pour nous montrer les différences entre l'avant, et l'après. 

    Demolition

    Demolition est un beau drame à regarder, il est à la fois ludique et divertissant. La réalisation est soignée et le jeu d'acteur est le point fort du film, sans oublier la très belle bande-son qui lui va comme un gant.

     


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  • Drive, Bronson, Only God Forgives... Et puis maintenant, The Neon Demon. Tout ses films ont eu un succès, et pourtant, son style est particulier. Nicolas Winding Refn incarne l'allégorie du mot "mitigé", et pour moi, ce nouveau film se distingue des autres dans un sens positif.

    Jesse, une jeune femme de 16 ans se rend à Los Angeles afin de devenir mannequin. Elle réalise petit à petit qu'elle est source de conflit à cause de sa beauté naturelle...

    The Neon Demon

    [La suite ne contient pas de spoilers]

    N'étant pas fan de Nicolas Winding Refn et de sa filmographie, je partais avec des a priori plutôt négatifs, mais au final... The Neon Demon est une véritable pépite.

    L'esthétique de ce film est simplement phénoménale, dès le générique, nous sommes émerveillés par la beauté des couleurs. Tout les plans sont travaillés de manière à ressortir d'une certaine façon artistique, et les couleurs sont époustouflantes. Il y a un véritable travail de recherche au niveau des plans, et les zoom rappellent justement le cinéma de Kubrick. La bande-son accompagne à merveille toutes les scènes et joue également un grand rôle dans la réussite du film. Toutefois, si on pouvait reprocher quelque chose au film du côté de l'esthétique et du pratique, ce serait le mauvais jonglage entre les scènes lumineuses et les scènes sombres, nous sommes parfois à la limite de fermer les yeux afin de nous protéger de cette lumière agressive. 

    The Neon Demon

    Elle Fanning incarne Jesse, le personnage principal. Et tout le film repose sur le fait qu'elle est supérieure aux autres, qu'elle possède un certain charme repoussant les limites de la beauté. Mon véritable problème est celui-ci, elle est jolie, sans aucun doute, mais le choix de l'actrice me parait peu pertinent, elle manque de charme malgré le travail fantastique de mise en scène de Nicolas Winding Refn afin de l'embellir. 

    The Neon Demon

    L'histoire est intéressante, on découvre sans factices, sans illusions, la réalité d'un monde où la beauté pourrait à la fois être un avantage et un défaut. C'est ce que l'on découvre à travers les shooting et l'univers rigoureux de la mode. Jena Malone, Bella Heathcote et Abbey Lee sont justement l'incarnation humaine de la jalousie maladive. Et le film devient à un certain moment un thriller, jongler entre les genres rend alors le film plus poussé dans son réalisme... Néanmoins, certaines scènes sont inutiles malgré la forte puissance esthétique qu'elles incarnent et qu'on ne pourrait refuser. La fin est hilarante et des événements assez malsains ont lieu, provocant parfois un trouble chez le spectateur.

    The Neon Demon

    En bref, The Neon Demon est un chef d'oeuvre de Nicolas Winding Refn, probablement son meilleur film. La beauté des plans, le jeu des acteurs, l'univers de la mode... Tout est travaillé.

     

     

     

     

     

     


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  • L'adaptation d'une des plus grandes séries de jeux de tout les temps : Warcraft. Intitulé Warcraft : le commencement, le film est réalisé par Duncan Jones.

    Le monde natal des Orcs meurt et ils veulent envahir Azeroth, une terre pacifique. Un long combat va alors avoir lieu entre les deux mondes...

    Warcraft : le commencement

    [La suite ne contient pas de spoilers]

    N'étant pas un connaisseur du jeu vidéo, j'ai été voir le film sans connaissances particulières sur l'univers. Il est évident que le film plaira plus aux fans qu'à ceux qui n'ont jamais joué à Warcraft, mais ce premier film développe et explique parfaitement les différents enjeux de chaque personnage et des deux mondes. On peut alors très bien s'en sortir, et le film représente un excellent divertissement.

    Warcraft : le commencement

    Au delà de l'histoire basique avec un scénario et des retournements de situations prévisibles, le rendu visuel est fascinant. En effet, la bande-annonce faisait peur dans le sens où le rendu visuel était très synthétisé. Il l'est toujours dans le film, mais ce rendu passe très bien à travers les scènes de combat qui pourraient parfois nous rappeler des batailles dans le Seigneur des Anneaux ou le Hobbit.

    On découvre également quelques personnes attachants comme Lothar, joué par le charismatique Travis Kimmel (interprète de Ragnar dans Vikings), on retrouve d'ailleurs une gestuelle semblable. Le magicien Khadgar, l'Orc Durotan, Garona...etc.

    Warcraft : le commencement

     

    Un bon film divertissant introduisant l'univers et préparant la suite. 


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  • Retrouvez ma critique du Monde de Dory sur :

    http://www.addictedtoseries.com/2016/06/movie-le-monde-de-dory-notre-critique.html#.V2xHM7iLTIU


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  • Après les fameux Take Shelter et Mud, Jeff Nichols écrit et réalise Midnight Special, un film de science-fiction américain même si nous verrons qu'il est au final moins fantastique que prévu. 

    Midnight Special

    [La suite ne contient pas de spoilers]

    Un père s'enfuit avec son fils en raison de ses pouvoirs surnaturels convoités par le FBI et la CIA, il est aidé par son ami policier. 

     

    Profondément ancré dans la réalité, le côté science-fiction de Midnight Special est difficilement percevable. Jeff Nichols mélange parfaitement l'univers réaliste qui compose notre monde aujourd'hui aux aspects de la science-fiction, ce qui rend le récit assez compliqué à suivre, nous même ne sachant pas réellement quel monde suivre. Toute l'intrigue du film tourne autour du synopsis un peu plus haut, c'est l'histoire de quelques personnes qui s'enfuient pendant 2 heures, et les rebondissements sont moindres. Pourtant, l'idée est bonne, et les pouvoirs surnaturels incontrôlables de l'enfant auraient pu donner un film rythmé, mais les enjeux de l'histoire sont au final assez abstraits. Tout s’essouffle donc très rapidement malgré les quelques perles esthétiques qu'il nous offre avec des plans larges de crépuscule.

    Midnight Special

    Kirsten Dunst incarne la délicatesse et une femme meurtrie, comme le père de l'enfant joué par Michael Shannon. L'enfant, quant à lui, est insupportable. Et le scénario tourne en rond, on pourrait presque lui en vouloir et le remplacer par des catastrophes naturelles tant il est peu exploité. La société est traitée à travers les sectes religieuses et la pression militaire/politique des agences de sécurité, mais cela ne va pas plus loin. Heureusement qu'Adam Driver apporte un peu de fraîcheur dans cette répétition sans fin. Et puis à la fin, le dénouement impressionne dans son esthétique mais n'a pas l'effet escompté. Au final, on se retrouve face une déception, pourtant tant récompensée par les critiques. 

    Midnight Special

    Loin d'être un navet, Jeff Nichols s'est plutôt perdu dans son scénario, comme nous... La musique rythme le film et apporte un punch qui relève le niveau, et qui nous réveille (surtout!). 

     

     


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  • Réalisé par Alex Proyas, Gods of Egypt est un film fantastique inspiré par la mythologie égyptienne. Il réalisait auparavant des films comme The Crow ou plus récemment (2004 tout de même), I Robot. 

    Gods of Egypt

    [La suite ne contient pas de spoilers]

    Dans un monde égyptien antique, Bek doit aider le Dieu Horus à vaincre Seth pour pouvoir ramener à la vie sa bien-aimée.

     Controversé par les critiques presse profondément négatives avant même la sortie du film, Gods of Egypt a fait un flop en France. Malgré tout, on ne pourrait pas dire que c'est un navet...

    Le film en soi n'est pas mauvais grâce à son scénario soigné et à son casting de luxe. En effet, le périple, l'aventure que nous propose Bek et Horus est intéressant car on découvre une culture différente où régnaient les Dieux. Cette Odyssée est malheureusement assez gâchée suite aux scènes d'actions (en grande parti) et aux fonds verts mal incrustés. Le rythme du film est passionnant avec des rebondissements bien amenés. Les décors et les costumes sont néanmoins réussis, mais tout l'aspect effets spéciaux est pour moi d'une nullité incroyable. 

    Gods of Egypt

    On retrouve au casting Nikolaj Coster-Waldeau (interprète de Jaime Lannister dans Game of Thrones), il déçoit pour son rôle qui ne lui va pas vraiment. La belle Elodie Yung incarne la déesse de l'amour et on le ressent bien. Mais le véritable atout est le méchant, Seth, joué par Gerard Butler (Léonidas dans 300), on ressent à merveille son fort caractère.

    Gods of Egypt

    En bref, Gods of Egypt est un beau récit inspiré de la mythologie égyptienne mais un tel film mettant en avant des Dieux ayant des pouvoirs ne peut pas proposer un niveau aussi bas d'effets spéciaux et de fonds verts évidents. 


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