• 007 Spectre : un plaisir de retrouver double 07

    Il est enfin là, le film que l'on attendait depuis très longtemps, 007 Spectre. Si c'est le dernier opus joué par Daniel Craig, ce n'est pas la fin des James Bond. Rappelons le, c'est le 24e film dédié à l'agent des services secrets britanniques. Plus de 8 acteurs ont incarné cette figure des films d'espionnages, dont Sean Connery et Roger Moore. Comme il y a 3 ans pour le très vertueux Skyfall, c'est Sam Mendes qui en prend soin. Un réalisateur ayant de l'expérience, sans être attiré par l'argent, et sachant manier comme des marionnettes les différents codes des James Bond sans en abuser. 

    è

    Notons la présence de Léa Seydoux, une française incarnant à merveille un des rôles les plus surcotés du cinéma, les "Bond Girls". Elle est ici accompagnée par la très belle Monica Bellucci. L'homme charismatique qui possède le costume parfait, c'est Daniel Craig. Un acteur jouant avec brio le caractère sombre, mystérieux de "Bond. James Bond."

    è

    C'est un succès! Sam peut rentrer fier de ses œuvres, il apporte dans Spectre un véritable retour aux sources déjà confirmé à moitié dans Skyfall.

    Le bad-guy Franz Oberhauser, interprété par Christoph Waltz est leader d'une organisation criminelle basée sur la domination du monde à travers le contrôle total de l'informatique. Le but de James Bond est de mettre fin à ce groupe appelée "Spectre". Pour accomplir sa mission, il n'a pas le choix, il doit agir presque seul (accompagné d'une Bond Girl, tout devient plus simple...) car il est exclu par le MI6, pensant qu'un agent n'est pas adapté à ce nouveau siècle des avancées technologiques. (on peut les comprendre. Un homme de presque 50 ans qui accomplit des missions quasi-impossibles?!).

    è

     

    Que dire du film?

     

    Il faut tout d'abord souligner les aspects classiques, c'est à dire les côtés traditionnels de l'univers grandiose de l'agent. L'ouverture du film est faite à l'ancienne! On retrouve Daniel marchant, et pointant son arme sur nous entouré de la bande noire et de la musique que l'on connait par cœur. Il faut retourner en 1962 pour voir la création de cet élément à part entière de ce monde, lors de la création du premier film James Bond contre Dr.No

    L'aspect du carnaval, la découverte d'une culture ou d'une fête est très présente dans les films James Bond. Dans Spectre, on est plongé dans la Fête des morts en Mexique. Les costumes, les accessoires, l'ambiance en elle-même est traditionnelle, les couleurs sont présentes partout. C'est ce qu'on peut apercevoir dans Vivre et laisser mourir (1973), les références aux têtes de morts...

    è

    Un autre classique, on pourrait appeler cela un "cliché", c'est les voitures. Vous savez, les bagnoles colorées ou très affinées, améliorées avec des gadgets qu'on voit en course poursuite d'en haut. Ce côté couleurs, et beauté des dégradés est signé par Sam Mendes dans Skyfall lorsqu'il est dans des lieux asiatiques.

    è

     

    Il y a de quoi applaudir le générique du film. Des images époustouflantes accompagnent la musique chantée par Sam Smith. On pensait qu'Adèle (oui, oui, elle est de retour mais ce n'est pas le sujet ici...) serait la déesse incontestée avec sa musique d'ouverture "Skyfall". Et bien Sam nous fait douter, et ce n'est pas simplement avec sa musique. La vidéo nous montre déjà ce qu'on doit savoir. L'araignée, signe de Spectre, est bien explicitée. Et n'oublions pas de parler de Daniel Craig entouré de femmes, face à un feu immense. La chaleur est déjà présente très tôt après ce générique...

    L'histoire se déroule dans plusieurs pays. Le Mexique, l'Italie, l'Autriche, le Maroc...Et bien évidemment l'Angleterre. Cette très grande palette de lieux est parfaitement exploitée, on peut reconnaître tout les lieux aux bâtiments, à la culture, au temps, au paysage...

    è

    Le Mexique est utilisé pour une, si ce n'est pas la, plus grande scène d'ouverture des James Bond la journée des fêtes des morts. Tout est présent : 007 déguisé marchant à travers les costumés, son attitude d'homme à femmes, ses aptitudes physique, sa course poursuite avec un méchant... On est alors plongé dans une scène d'ouverture parfaite, se finissant par un très beau combat. 

    è

    Si on devait critiquer cet opus, ce serait sur sa trame narrative. L'histoire tient debout, mais se casse assez vite les jambes pendant le film. Cette idée de méchant devenait très longue, et puis certaines incohérences se faisaient ressentir. La scène de torture totalement surréaliste, les rapports entre Daniel et Léa... Les scènes d'actions sont passées en vitesse, on ressent une crédibilité pendant les combats mais l'intensité est dans les moments antérieurs aux combats, aux événements se déroulants juste avant comme les courses-poursuite, les dialogues entre deux personnages opposés dans leurs idéologies.

    La bande-son est délectable, enivrante, les musiques sont adaptées aux scènes. Les scènes d'actions n'étant pas parfaites, elles sont là pour les souligner, les appuyer, les renforcer.

    S'il y a bien quelque chose de très positif, ce sont les discours. En effet, les passages dialogués sont extraordinaires, et on peut le comprendre puisque le producteur lui-même les dirigeait. La profondeur des paroles, l'intensité des regards, les répliques comiques très avenantes. Un cocktail parfait pour savourer ce film.

    Sam Mendes nous offrait un portrait sombre, presque anti-héroïque de James Bond dans Skyfall. Dans Spectre, c'est un peu inversé. James est ouvert aux autres (pas trop quand même), souriant, et drôle. Sauver des vies est pour lui plus important que tuer le méchant. Daniel Craig devient de plus en plus l'icone de 007. Son personnage est façonné en 4 parties, son évolution est donc notable. Léa Seydoux est une vraie perle, elle possède tout ce qu'il faut pour être une Bond Girl, son talent et sa beauté sont ses atouts. Malgré l'âge (qui lui réussit plutôt bien, il faut l'avouer) Monica Bellucci est présente, mais pour une durée de temps minimale, malheureusement. 

    è

     

    8/10 Entre la profondeur des dialogues et l'intensité du film, il est presque impossible de ne pas aimer cette oeuvre d'art malgré le scénario surchargé et parfois incompréhensible. Le jeu des acteurs, d'une dextérité et d'une maîtrise totale est un facteur important de la réussite du film. James Bond est un éternel insatisfait, jamais il ne pourra s'arrêter de faire régner la justice, de faire échouer les plans des plus grands ennemis. Ce n'est donc pas, bien évidemment, le dernier des James Bond. Mais c'est un des meilleurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :